Si loin, si proches : la France et l’Australie, ensemble contre la Chine ?

Par Mikaa Mered
Professeur de géopolitique des Pôles et des Outre-mer à l’ILERI.

 

Quelque part down under, à l’extrême sud des préoccupations médiatiques, du grand public et des planisphères, la France et l’Australie habitent des maisons mitoyennes. « Et alors ? » me direz-vous… Il est vrai qu’à part le rugby, le surf, Kylie Minogue et depuis 5 ans l’Eurovision, difficile pour un français de l’Hexagone de se sentir proche d’un australien de Tasmanie dans sa vie de tous les jours.

 

Mais pourtant, avec environ 3100 kilomètres de frontières communes[1] — sans même compter celles mutuellement reconnues entre nos secteurs antarctiques respectifs[2]l’Australie est le premier voisin de la France ! Et la visite cette semaine à Paris de la ministre des Affaires Étrangères australienne, Marise Payne, aux ministres français des Outre-Mer, des Affaires Étrangères et des Armées, s’inscrit clairement dans cette logique de voisinage.[3]

 

Sur le continent Antarctique, Terre Adélie est encadrée par le Territoire Antarctique Australien. En revanche, dans l’espace dit « Indo-Pacifique », c’est la France qui encadre l’Australie : Kerguelen à l’ouest et la Nouvelle-Calédonie à l’est. Dans une acception étendue et inclusive du concept, l’« Indopacifique », l’on ajoute même l’île de la Réunion, Mayotte, Crozet, Saint-Paul, Amsterdam et les Îles Éparses à l’ouest, de même que Wallis-et-Futuna, la Polynésie Française et Clipperton à l’est[4].

 

 

OUTRE-MER : LA FRANCE RIVERAINE DE L’INDO-PACIFIQUE

 

Toutefois, est-ce qu’une somme de collectivités à statuts particuliers, deux départements éloignés et une myriade de possessions uniquement peuplées uniquement de scientifiques suffit à faire de la France une puissance stabilisatrice dans une région si éloignée, a priori, de ses intérêts vitaux ? Plus que jamais, l’affirmation de la puissance chinoise dans l’Océan Indien, dans l’Océan Pacifique, en et vers l’Antarctique fait remonter cette question tout en haut de la pile de nos préoccupations stratégiques, plaçant ainsi une nouvelle fois les Outre-Mer en première ligne de la défense des intérêts nationaux.

 

Habités ou non, ces Outre-Mer font de la France un « archipel-monde » présent dans tous les grands bassins géoéconomiques, à l’exception du Pacifique Nord, sur lequel le soleil ne se couche jamais. D’ailleurs, nos étudiants du MPI « Coopération Internationale des Outre-Mer et de l’Environnement » incarnent cette dimension archipélagique à merveille : la 1ère promotion (2018/2019) est éparpillée sur 11 fuseaux horaires, y compris dans l’espace Indopacifique.

 

Toutefois, si, à Paris, on s’enorgueillit régulièrement de la « puissance maritime » théoriquement conférée à la France par cette géographie flatteuse, notre polycentralité est plus rarement reconnue comme génératrice d’une forme de responsabilité stratégique à l’égard de nos voisins petits et grands du bout du monde. Entre défense, développement mais aussi de protection environnementale, ces responsabilités sont d’autant plus conséquentes que, mis à part en Guyane et à Saint-Martin, l’on parle de frontières maritimes dont le franchissement ne souffre d’aucune barrière physique. À sa frontière commune avec l’Australie comme à celle avec le Vénézuela, la France n’a pas de poste, pas de barrière, pas de lignes flottantes matérialisées. La géopolitique des Outre-Mer possède cette particularité d’être une géopolitique des flux, mais aussi, des fluides, plus complexes à maîtriser.

 

Cette responsabilité régionale au bout du monde a notamment été implicitement verbalisée par Dr. Michael Fullilove, directeur du think tank australien de référence, l’Institut Lowy, lors du séminaire organisé par l’IFRI le 13 février dernier à Paris sur les enjeux Indo-Pacifiques. Selon lui, la difficulté pour Canberra réside dans le fait que, face à la montée de la Chine partout dans la zone, l’Australie doit s’adapter sans trop changer pour autant. Il est difficile de parler frontalement de militarisation, de compétition ou de manque de confiance car il ne faut pas braquer son premier partenaire économique. Il faut adopter une phraséologie diplomatique très neutre… tout en se renforçant et investissant massivement dans la région[5] afin d’« adresser des messages fermes » à la Chine, ce partenaire qui « ne respecte que la force ». En somme, ne pas dire mais dire quand même une fois que c’est fait[6]… En empruntant le terme aux rhétoriciens, pourrait-on parler ici d’une politique par prétérition ?

 

A titre de comparaison, la Nouvelle-Zélande, devant faire face à la même situation, tend à ouvrir ses portes à la Chine[7] au point même de se faire tancer par les services de renseignement canadiens.[8]

 

Il faut ajouter à ce contexte, le fait que les alliés historiques de l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis, ankylosés respectivement par le Brexit et « la politique de l’instinct de M. Trump », selon Dr. Fullilove, tendent à eux-mêmes générer de l’instabilité de par leur illisibilité politique. Si la Maison Blanche venait à réduire son effort indo-pacifique, aucune autre puissance que la Chine ne pourrait remplir le vide ainsi créé. Or, un tel scénario constituerait un risque vital pour l’Australie compte tenu du fait que Beijing n’offre aujourd’hui aucune garantie à terme de respect du droit à la libre circulation maritime. Face à ces risques, l’objectif premier de l’Australie est donc d’amener le Pentagone à « maintenir sa présence indo-pacifique », au point de revenir dans le Dialogue Quadrilatéral de Sécurité en novembre 2017[9], qualifié par certains de Quad 2.0[10],[11], afin de diversifier ses options.

 

Parallèlement, Canberra compte beaucoup sur Paris pour éviter de se retrouver en face-à-face avec Beijing. Pour Dr. Fullilove, la France est un pays qui s’est « toujours vu et se voit toujours comme une puissance globale », notamment de par ses Outre-Mer. Et si « le partenariat est naturel » entre nos deux États-nations, selon lui, c’est parce que la France a un intérêt direct doublé d’une responsabilité à assumer pour préserver la stabilité de ces deux océans où elle est présente ainsi qu’en Antarctique.

 

 

FRANCE-AUSTRALIE : UN PARTENARIAT RÉCENT

 

Si aujourd’hui le partenariat est qualifié de « naturel », il ne l’a pas toujours été. Comme l’a montré le spécialiste de l’Australie, Fabrice Argounès : l’apaisement des relations franco-australiennes est une réalité dont la construction n’est que très récente, la France ayant été considérée par l’Australie comme une menace de la fin du XVIIIè siècle jusqu’à la deuxième moitié du XXè siècle[12]. Dans Géopolitique de l’Australie (2006), il rappelle que, durant le Second Empire, « les implantations françaises à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie faisaient de Paris un trop proche voisin pour les Australiens », et que même si la menace s’est focalisée au tournant du XXè siècle sur les colonies allemandes du Pacifique, en plein essor[13], « la proximité française reste un péché originel critiqué tout au long du siècle par la presse ou certains politiciens australiens. Malgré le rapprochement durant la guerre froide, l’Australie a souvent cherché à affaiblir les positions françaises dans le Pacifique avec l’appui d’une opinion publique au mieux indifférente et le plus souvent francophobe. »[14]

 

Malgré quelques soubresauts en 1995 dus aux essais nucléaires dans le Pacifique, c’est surtout dans les années 80 que les relations franco-australiennes vont achever d’évoluer vers une relation apaisée[15]. Après l’Accord bilatéral de délimitation des frontières maritimes de 1982, et rassuré par la dynamique de l’évolution statutaire et du processus d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie engagé en 1988, le Premier ministre australien de l’époque, Bob Hawke, a trouvé en son homologue français, Michel Rocard, un précieux allié sur un autre sujet faisant écho aux enjeux d’aujourd’hui : la préservation de l’environnement, et en particulier, de l’Antarctique.

 

Entre enjeux de survie pour la planète et enjeux de souveraineté pour l’Australie, Rocard et Hawke se sont entendus pour faire enterrer la Convention de Wellington (CRAMRA), signée en 1988 sous l’impulsion des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande. Cette-dernière devait autoriser l’exploitation des ressources minières et pétro-gazières de l’Antarctique. Or, en ouvrant le continent à ces activités polluantes mais surtout intensives en capital, en infrastructures et en ressources humaines, la CRAMRA aurait pu engendrer de nouveaux risques pour la souveraineté australienne sur « ses » deux secteurs antarctiques, déjà fragilisés par le Traité de Washington de 1959 ayant gelé les prétentions territoriales des États possessionnés. La 15è Réunion Consultative du Traité sur l’Antarctique, organisée à Paris, par la France, en Octobre 1989, fut à moult égards un moment clé de cette nouvelle relation franco-australienne, portée ad hominem par les deux chefs de gouvernement devenus amis.

 

Pas si « naturel » que cela donc, le partenariat France-Australie d’aujourd’hui est surtout l’expression d’une proximité géopolitique construite sur 50 années d’un dialogue progressivement apaisé, durant lesquelles les Outre-Mer français sont passés successivement de vecteurs de menace à opportunités de déstabilisation, puis enfin à voisins aux intérêts stratégiques alignés et au partenariat « naturel ».

 

La visite du Président Macron en Australie en Mai 2018 acheva d’affirmer cette trajectoire positive à travers le concept de « nouvel axe indopacifique », l’accord bilatéral de soutien logistique militaire mutuel, l’accord en matière de cybersécurité, l’accord de coopération environnementale renforcée et l’engagement d’œuvrer au lancement rapide des négociations d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie, conclus à cette occasion.[16]

 

Ce partenariat bilatéral s’inscrit dans la cadre de la Politique renouvelée de Défense en Indo-Pacifique, présentée dans la foulée par la ministre des Armées, Florence Parly, au Shangri-La Dialogue, à Singapour. Dans ce document mêlant coopération internationale, sécurité classique, développement de l’autonomie stratégique des États de la région et sécurité environnementale, la France rappelle sa légitimité, sa Zone Économique Exclusive de 9 millions de kilomètres-carrés, ses 1,5 millions de ressortissants ultramarins, ses forces de souveraineté… et conclut en s’affirmant même officiellement en tant que « pays de l’Indopacifique ». [17]

 

Enfin, la signature définitive du « contrat du siècle », le 11 février dernier va achever de rassembler les voisins sous une maison commune : cinquante milliards de dollars australiens (soit 31 milliards d’euros) pour douze sous-marins d’attaque Shortfin Barracuda Block 1A.[18] Voués à porter l’effort de défense australien à l’horizon 2050 tous azimuts, ils trouveront des territoires français au sud, à l’est et à l’ouest.

 

 

UN PAYS, PLUSIEURS FOCALES : PARIS, NOUMÉA, PAPEETE

 

La France n’est qu’un partenaire économique mineur pour l’Australie. En 2016/2017, la France n’était que 13ème pays fournisseur de l’Australie, derrière l’Allemagne ou même l’Italie, et n’était pas dans le top 15 des pays clients de l’Australie.[19] La base de la relation privilégiée entre Paris et Canberra n’est donc pas un enjeu économique majeur.

 

En somme, si la réalité de la constitution de cet Axe Indopacifique se cristallise surtout autour de la coopération de défense, elle se base en réalité au total sur trois piliers :

  • L’excellence militaro-industrielle française,
  • Une communauté de valeurs démocratiques, libérales, respectueuses du droit et des institutions internationales,
  • Les Outre-Mer, qui font de la France une puissance riveraine dans l’espace le plus stratégique du monde contemporain.

 

De par leur situation comme points structurants d’un axe conçu sur une base géopolitique, les Outre-Mer du Pacifique, de l’Antarctique et du sub-Antarctique ont fait de la France et de l’Australie des voisins à travers les siècles. De voisins belliqueux à amis, tout cela s’est produit indépendamment de la question chinoise. Le partenariat qui semble aujourd’hui « naturel », prend en réalité sa source dans une confrontation sur une base d’abord géographique, ayant permis par la suite des prolongements politiques et des rapprochements culturels.

 

Alors, peut-on dire que la France et l’Australie sont désormais « ensemble contre » la Chine ? Aujourd’hui, malgré la distance entre les capitales de la triangulaire France-Chine-Australie, Paris et Canberra sont effectivement proactives face à une menace multidimensionnelle identifiée, mais encore relativement diffuse et en constante évolution. Cela dit, le sujet de cette proactivité franco-australienne n’est pas de contenir la Chine car, comme le rappelait Dr. Fullilove à l’IFRI, « il est impossible de contenir la 1ère puissance économique mondiale ».

 

L’enjeu principal du concept d’Axe Indopacifique est de constituer une masse critique d’acteurs partageant une communauté de valeurs démocratiques, libérales, respectueuses du droit et des institutions internationales pour créer un nouvel équilibre dans une région brassant les deux tiers de la croissance et 40% du PIB mondial. Cette masse critique n’a vocation ni à attaquer ni à contenir. Elle a vocation à bâtir une crédibilité stratégique, une capacité d’adresser des messages fermes, en se donnant les moyens de cette fermeté. Elle a vocation à éviter que des nations voisines, culturellement proches de surcroît, se retrouvent en face-à-face asymétrique avec la Chine aujourd’hui ou avec d’autres épouvantails de la région demain.

 

Cependant, vu de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), de Mata-Utu (Wallis) ou de Papeete (Tahiti), la perception peut-être toute autre. À ce sujet, à l’occasion d’un même reportage télévisuel sur le séminaire du 13 Février à l’IFRI diffusé sur trois chaînes du réseau Outre-Mer 1ères, France Télévisions nous a offert un joli cas d’école.

 

Lors de sa diffusion au journal télévisé du 21 février, Nouvelle-Calédonie 1ère titrait : « La zone indo-pacifique en débat ». Le lendemain, la rédaction parisienne de Outre-Mer 1ère titrait : « L’Indo-pacifique rapproche inéluctablement France et Australie grâce notamment à l’Outre-mer »[20]. Puis, le 23 février, la rédaction de Polynésie 1ère a finalement titré : « La France et l’Australie ensemble contre la Chine »[21].

 

Pour la rédaction de Nouméa, c’est la définition de la zone qui était en question. Pour celle de Paris, le fait important était la valeur ajoutée constituée par les Outre-Mer dans leur ensemble : comment le partenariat France-Australie se constitue-t-il au fur et à mesure grâce à cette géographie particulière et aux politiques de voisinage qui en découlent.

 

Enfin, dans l’approche adoptée par la rédaction de Tahiti, la France et l’Australie seraient déjà engagés, en posture de réaction, pour contrer une menace chinoise constituée et déployée. Paris et Canberra répondent-ils aux « routes de la soie » chinoises avec une alliance stratégique unifiante et unitaire appelée Axe Indopacifique ? Oui et non. Si c’était le cas, cela ressemblerait fort un Dialogue Quadrilatéral de Sécurité bis. Mais l’enjeu premier reste d’abord d’assurer la consolidation stratégique de deux nations voisines à la vision du monde de plus en plus alignée. Il y a 150 ans, l’épouvantail australien était la France. Aujourd’hui, l’épouvantail est chinois. Mais demain, peut-être sera-t-il américain ? Nul ne le sait.

 

Peut-on donc dire que cette dernière vision l’emporte sur les autres ? Dit autrement, peut-on dire que la France et l’Australie sont « ensemble contre la Chine » ? Ce qui est certain, c’est que la France et l’Australie sont ensemble. Mais serions-nous devenus les nouveaux best friends forever de l’Indopacifique sans l’épouvantail chinois ? Oui, car notre relation est d’abord un enjeu de proximité entre deux grandes nations partenaires et voisines, avant d’être une réaction à l’émergence de la Chine.

 

Pour s’assurer de la réalité cette relation toute privilégiée, il faudra comparer la constitution du partenariat franco-australien avec la constitution de l’autre partenariat structurant de l’Axe Indopacifique tel qu’imaginé par la Présidence de la République : le partenariat franco-indien[22], pour lequel si les Outre-Mer français font partie du jeu et des enjeux (Réunion, Mayotte, Îles Éparses), ils ne font pas pour autant de la France une voisine de l’Inde.

 

[1] https://treaties.un.org/doc/publication/unts/volume%201329/volume-1329-i-22302-french.pdf

[2] Dupuy, René-Jean. 1958. Le statut de l’Antarctique. In: Annuaire français de droit international, volume 4, 1958. pp. 201-203

[3] https://foreignminister.gov.au/releases/Pages/2019/mp_mr_190226.aspx

[4] Ministère des Armées. 2018. La France et la sécurité en Indo-Pacifique. Accessible via : https://jp.ambafrance.org/La-France-presente-sa-politique-de-defense-en-Indo-Pacifique

[5] https://www.lecourrieraustralien.com/face-a-linfluence-chinoise-laustralie-debloque-3-milliards-pour-se-renforcer-dans-le-pacifique/

[6] https://wamu.org/story/18/10/02/australia-and-new-zealand-are-ground-zero-for-chinese-influence/

[7] https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/belt-and-road-australia-cautious-new-zealand-sees-opportunity

[8] https://www.theguardian.com/world/2018/jun/01/chinese-interference-in-new-zealand-at-critical-stage-says-canada-spy-report

[9] http://www.geopolitika.hu/en/2018/10/11/the-quadrilateral-security-dialogue-quad/#_edn13

[10] https://www.csis.org/analysis/quadrilateral-security-dialogue-and-maritime-silk-road-initiative

[11] https://thediplomat.com/2018/02/quad-2-0-sense-and-sensibilities/

[12] Argounès, Fabrice. 2006. Géopolitique de l’Australie. Editions Complexe. p. 127

[13] Nouvelle-Guinée, Îles Marshall, Salomon, Samoa, Nauru, Palau, entre autres.

[14] Ibid

[15] Ibid

[16] https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/australie/evenements/article/vision-commune-du-president-de-la-republique-francaise-emmanuel-macron-et-du

[17] Ministère des Armées. 2018. Op. Cit.

[18] https://www.la-croix.com/Economie/Entreprises/Sous-marins-Naval-Group-signe-contrat-siecle-Australie-2019-02-11-1201001783

[19] https://dfat.gov.au/about-us/publications/trade-investment/australias-trade-in-goods-and-services/Documents/australias-goods-services-by-top-15-partners-2016-17.pdf

[20] https://la1ere.francetvinfo.fr/indo-pacifique-rapproche-ineluctablement-france-australie-grace-notamment-outre-mer-682995.html

[21] https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/tahiti/polynesie-francaise/france-australie-ensemble-contre-chine-683361.html?fbclid=IwAR2ZhC5183LhKTqs3LtTbCOc8Q8sjOFIpJtG-v6jUgjJXni_UAnajzjsog4

[22] https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0600663573564-france-australie-une-relation-strategique-dans-le-pacifique-2243771.php

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